Je décidai donc de passer mes week-ends à Paris pour trouver des jobs sexe et nu, mais aussi pour apprendre sur le métier de travailleur sexuel. J'y allais juste la journée. Je commençai par les sex-shops.
Je devais connaître tous les sex-shops dans tous les quartiers afin de connaître les produits, connaître les ambiances et savoir s'ils recrutaient. Je pouvais faire tous les sex-shops d'une rue dans une après-midi, donc cela allait vite. J'en visitai des dizaines.
Connaître les produits : Après avoir vu les vêtements sexy, les lubrifiants, les objets comme les boules de geisha, je m'intéressai surtout aux godes, plugs...
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En effet, je regardais cela avec attention pour différentes raisons. C'était donc pour connaître les produits (tailles, formes, couleurs...), pour les toucher si possible pour connaître la texture, pour montrer que les godes m'intéressaient pour moi et pour me faire remarquer en tant que gay passif. Les vendeurs venaient me parler bien sûr et comprenaient.
Je devais prendre en main le maximum de boîtes pour bien les regarder et montrer mon intérêt. J'espérais qu'un vendeur me propose un job ou du sexe tarifé.
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Puis je regardai les cassettes vidéos que l'on pouvait voir sur place dans des cabines ou louer pour chez soi. Je regardais toutes les catégories qui existaient (hétéro, gay, gang bang, spermes...). Je m'aperçus que certains sex-shops ne s'intéressaient pas du tout aux classements. Pourtant, c'était très utile. Je regardais aussi le comportement des mecs qui se cachaient, alors que je regardais ouvertement.
Je m'aperçus que les vidéos pornos hétéros étaient bien mieux réalisées que les vidéos gay. Je trouvais que les vidéos gay avaient 20 ans de retard sur l'esthétique, les pratiques, le réalisme... que les vidéos hétéros. Les scénarios étaient mauvais et les prises de vues étaient mauvaises.
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Je regardais aussi les lieux où les mecs allaient voir les vidéos, où peu de mecs allaient en même temps. J'y entrais parfois et regardais des vidéos. Dès qu'ils passaient les rideaux, ils allaient dans une cabine pour jouir d'une vidéo qu'ils avaient choisie.
Je considérais qu'un(e) prostitué(e) pourrait apporter plus de plaisir aux mecs qui allaient regarder les vidéos. C'était mon idée de job.
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Connaître les ambiances : D'un sex-shop à un autre, les ambiances étaient différentes par l'organisation des sex-shops. Mais dans tous les sex-shops, il y avait beaucoup de mecs qui se cachaient quand ils achetaient un objet sexuel ou une lingerie, mais aussi quand ils regardaient les coffrets des cassettes vidéos. Certaines personnes tournaient même dans les rayons pour ne pas être avec une autre personne. C'était très drôle à voir. En tout état de cause, le silence était roi !
Savoir s'ils recrutaient : Je demandais souvent aussi s'ils recrutaient, mais les gérants restaient toujours très vagues là-dessus et montraient un grand pessimisme sur ce domaine. Ils avaient peur de la police ou autres. J'étais fort déçu de cette situation. Je ne trouvai pas de job dans un sex-shop à Paris.
Faire le tour des sex-shops m'a permis de savoir un peu plus sur ce milieu de vente de produits sexuels et de me faire connaître, mais aussi de mieux comprendre ce milieu.
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