Il me restait plus qu'une ville à parcourir pour découvrir le sexe et essayer la prostitution. Mais je ne croyais pas à un résultat. J'arrivai donc à Marseille en fin de vendredi d'après-midi. J'étais venu en train.
J'étais habillé au minimum car le but était de ressembler à un prostitué : j'avais des baskets et des mini-chaussettes, un mini-short de sport dégrafable sur le côté et un débardeur. J'avais un petit sac à dos avec mes papiers. Rien de plus.
Je me dis qu'en allant dans un hôtel dans le quartier des prostituées, cela m'apporterait de la connaissance, car je pensais que cela ne m'apporterait pas plus.
Je rentrai dans l'hôtel et je fus accueilli par un mec assez fort, le patron. Il me dit que toutes les chambres étaient prises, mais il restait une chambre assez bruyante à cause du passage des clients qui montaient voir les prostituées. Je lui dis que cela m'intéressait. Il me proposa discrètement si je voulais la compagnie d'une jolie fille. Je lui dis : "Une prostituée ?" Il me répondit gêné car il voulait être discret (et donc ne pas employer ce mot malgré que l'on soit que deux) par une affirmation.
Je lui dis en rigolant que j'étais un prostitué gay passif et je ne ferais pas grand-chose avec elle. Il fut amusé. Il me dit :
"Tu es vraiment un prostitué gay ?"
"Oui," répondis-je avec fierté, "mon anus est fait pour recevoir des spermes."
Il fut attentif.
"J'ai peut-être un copain qui cherche un prostitué gay pour faire jouir max de mecs en lui, tu peux ?"
"Bien sûr, c'est mon job."
"C'est quoi ton surnom ?"
"Francis."
"Non, je ne te demande pas ton prénom, mais ton nom de prostitué."
Silence.
"Cela peut être 'coco love', 'feuillet coquin'..." et il m'en sortit plein. Je trouvai que rien ne correspondait à moi.
"Putain, ce n'est pas possible..."
"Voilà, voilà, PUTAIN sera très bien," lui dis-je. Je trouvai cela génial et j'étais sérieux. Je réalisai à ce moment-là que ce serait mon vrai surnom pour toujours. Heureusement.
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"Mais ce n'est pas possible, on ne peut pas t'appeler putain !" Il trouvait ça impossible car souvent putain est une injure.
"Si, c'est comme cela que l'on doit m'appeler et me présenter."
"Bon, comme tu veux, PUTAIN. Tu vas manger ? Bon appétit et au retour tu sauras si mon pote te veut."
Je le remerciai et j'allai manger.
Au retour, il me dit qu'un patron de sex-shop avait besoin de mes services, mais j'avais intérêt d'aimer la bite et le sperme. C'était lui, son pote. J'avais rendez-vous le samedi matin à 9h00 au sex-shop.
J'allai me coucher car il me fallait être en forme pour le lendemain matin. La chambre était vraiment bruyante : j'entendais les gens passer dans le couloir et rigoler. Mais je dormis peu car j'étais hyper excité. Je m'imaginais être à la place des prostituées.
Mais c'était bon signe et j'avais eu beaucoup de chance ! C'est vraiment comme ça, par hasard dans cette conversation, que j'ai choisi mon surnom PUTAIN. Avant ça, je n'avais jamais eu de surnom de prostitué.
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