Je suis né dans le centre de la France dans une famille modeste catholique. Ma vie a été tournée vers la nudité, puis par le sexe, puis par les métiers du sexe.
Vis-à-vis de la nudité, je l'ai comprise très jeune. En effet, chaque dimanche je prenais un bain. Un dimanche, quand j'avais cinq ans, alors que ma grand-mère était là, je sortis du bain. Mes parents et mes grands-parents savaient qu'il fallait me réchauffer très vite à la sortie du bain. Ma grand-mère était présente. Alors que je venais de me faire essuyer complètement, je pris mon slip pour pouvoir l'enfiler. Ma grand-mère me dit que ce n'est pas la priorité, qu'il faut d'abord couvrir le ventre en mettant un T-shirt, puis mettre des chaussettes. Elle me dit que ce sont les extrémités qu'il faut couvrir en priorité. « On ne prend pas un rhume des fesses », dit-elle. Ce n'est pas grave si l'on voit mes fesses et mon sexe. Cela me parut une évidence. J'appliquai donc cette règle en mettant le slip en dernier.
Mais très vite, je trouvai que dormir nu était plus agréable. Je me sentais libre. Je dormais au moins cul nu à partir de cette période-là. Puis je m'aperçus que c'était agréable d'être nu. Donc dans la chambre, dès que je le pouvais, je restais nu. Je me caressais, j'explorais mon corps, et en particulier mon anus qui me procurait déjà des sensations.
J'ai donc travaillé avec la nudité afin d'être à l'aise. Mais cela ne me convenait pas car je me cachais pour être nu. Je me sentais frustré - je voulais déjà être vu.
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